Les riverains du cours Gambetta subissent une dégradation importante de leur qualité de vie en raison du passage incessant de convois de police, de gendarmerie, de l’administration pénitentiaire et de véhicules de secours utilisant leurs sirènes de manière répétée parfois sans raison valable alors que le trafic est fluide.
Une lettre a été adressée au maire le 4 juin dernier par un riverain du cours Gambetta. Une pétition a été lancée. Pour la signer voir ICI.
Résidant depuis 2021 au 61 cours Gambetta à Aix-en-Provence, je souhaite attirer votre attention sur une situation devenue particulièrement préoccupante pour les habitants de ce secteur.
Depuis plusieurs mois, et plus particulièrement depuis le début de l’année 2025, nous constatons une augmentation très importante des passages de véhicules de police, de gendarmerie et de secours utilisant leurs avertisseurs sonores dans des conditions qui génèrent des nuisances considérables pour les riverains.
Nous comprenons naturellement la nécessité pour les services d’urgence d’intervenir rapidement lorsque les circonstances l’exigent. Toutefois, la fréquence et l’intensité des sirènes sont devenues telles qu’elles affectent désormais gravement notre qualité de vie quotidienne.
À plusieurs reprises, notamment à l’occasion de procédures judiciaires particulièrement médiatisées ayant mobilisé d’importants dispositifs de sécurité, nous avons vu défiler des convois entiers de véhicules de police circulant à vive allure. Or, il apparaît que chaque véhicule utilise simultanément sa propre sirène, créant un niveau sonore extrêmement élevé et disproportionné, particulièrement dans un environnement urbain dense et déjà fortement exposé au trafic routier.
Cette situation engendre :
-des nuisances sonores répétées tout au long de la journée ;
-des interruptions fréquentes du repos et des activités quotidiennes ;
-un stress croissant pour les habitants du quartier ;
-une perte manifeste de la tranquillité à laquelle les riverains sont en droit de prétendre.
Possédant une maison avec jardin et piscine en centre-ville, nous constatons malheureusement qu’il devient de plus en plus difficile de profiter de notre propriété et de notre cadre de vie, pourtant choisi précisément pour sa situation et son environnement.
Je souhaiterais donc connaître les mesures que la Ville pourrait envisager ou les échanges qu’elle pourrait engager avec les services concernés afin de limiter, lorsque cela est possible, l’impact sonore de ces convois et interventions sur les habitants du cours Gambetta et des quartiers environnants.
Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à ce signalement et reste à votre disposition pour tout complément d’information.
Je vous prie d’agréer, Madame la Maire, l’expression de ma considération distinguée.
Dorothée Pollin

Madame la Maire,
Je souhaite vous alerter à mon tour sur les nuisances sonores répétées causées par les sirènes des véhicules de secours et de police sur le cours Gambetta. Les déclenchements intempestifs, parfois alors que la circulation est fluide, impactent lourdement notre quotidien.
Je soutiens la démarche du CIQ Cézanne – Vallée de la Torse pour demander une concertation et une réduction de ces usages systématiques.
Cordialement,
Lucrecia Herrera
Bonjour,
Merci à Mme Pollin pour son courrier à la mairie et au comité d’intérêt de quartier Cézanne-Vallée de la Torse pour la mise en ligne de cette pétition.
J’habite à proximité des cours Gambetta et des avenues Henri Malacrida et Henri Mauriat.
Au 2e semestre 2025, j’ai essayé de noter les déclenchements de sirènes. Exemples : le 19 septembre 2025 : 9 ; le 24 septembre : 15 ; le 25 septembre : 11 ; le 15 octobre : 17 et le 16 octobre :10. Ces activations ont lieu quels que soient l’heure et le jour (minuit, 1 h 30, 3 heures du matin…). Ces comptages ne sont pas exhaustifs.
J’ajoute que mon logement est situé de telle façon que j’entends deux fois les sirènes des véhicules circulant, d’abord sur l’axe Gambetta-Malacrida, puis sur l’avenue Henri Mauriat et inversement (je précise que mon recensement n’a pas comptabilisé ces doublons).
Circulent 6 types de véhicules prioritaires qui déclenchent leurs sirènes : ceux des pompiers, de la police, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire, des véhicules banalisés et, semble-t-il, des motos de la police.
Pour l’essentiel, ils se dirigent vers ou partent du nouveau bâtiment du tribunal judiciaire d’Aix installé sur le boulevard Carnot en 2021 et de la caserne des pompiers de la Torse, près du stade Carcassonne, opérationnelle depuis le 29 avril 2025.
La mairie d’Aix annonçait 7 000 à 8 000 sorties des pompiers par an (bulletin municipal n°66 mai-juin 2025). Lors d’une conversation informelle, selon un professionnel, c’était plutôt 9 000.
Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des services concernés. Mais ne peut-on pas s’interroger sur certains éléments de cette situation ?
1) La saturation du quartier
Sur certains portions à trois et quatre voies sur l’axe Henri Malacrida et Henri Mauriat, il a été mesuré en 2020, entre 23 000 et 24 400 véhicules en moyenne par jour. A titre de comparaison, sur l’autoroute A8, au niveau de l’échangeur du Val St-André, ont été recensés 48 000 véhicules/jour sur deux fois trois voies (ces chiffres sont issus du site Internet de la métropole Aix Marseille Provence, à la rubrique de la plateforme métropolitaine des données DATA, dans le jeu de données « Comptage routier – Base routière Métropole (2020). Je tiens à la disposition de tous, les copies des écrans de mesure de flux).
Ces chiffres datent d’il y a 6 ans. Depuis la situation ne s’est pas améliorée.
2) L’aménagement de la voirie
Lorsque que l’on quitte l’avenue Henri Mauriat pour l’avenue Henri Malacrida et le cours Gambetta en direction du centre-ville,
– on passe de 4 à 3 voies,
– puis au niveau de la pharmacie de la Torse, de 3 à 2 voies,
– avec des séparations en béton sans possibilité pour les véhicules prioritaires de doubler en se déportant vers la gauche ou la droite,
– avec des feux tricolores aux abords de la pharmacie, d’un côté, et du pont sur la Torse de l’autre,
– des stops et des bordures séparatives, à nouveau, à la jonction du pont et du cours Gambetta jusqu’au niveau de l’atelier des santons Fouque.
En sens inverse, les aménagements sont similaires.
On peut comprendre que les véhicules prioritaires activent leurs sirènes pour passer.
Mais lorsque les sirènes sont activées la nuit, il n’y a pas d’embouteillage, pas de lien avec la saturation de la circulation.
N’y a-t-il pas une réflexion à avoir sur l’aménagement de ces voies avec la mairie, les riverains et les utilisateurs des véhicules prioritaires eux-mêmes qui ont certainement des attentes à cet égard ?
3) N’ a-t-il pas des équipements et des consignes pour faciliter la circulation des pompiers et des membres des forces de l’ordre ?
N’ont-ils pas la possibilité de déclencher à distance les feux verts sur leur parcours pour fluidifier leur circulation ?
Cela ne pourrait-il pas être le cas au débouché de l’avenue des déportés de la résistance aixoise vers le cours Gambetta ? Certains des résidents de l’allée d’Oxford ont constaté l’importance des déclenchements de sirènes à ce niveau pour passer le feu du croisement.
N’existe-t-il pas des sirènes moins bruyantes dans les centres des villes ?
Y a-t-il des consignes pour le déclenchement des sirènes et quelles sont-elles ?
4) Que faire ?
A la demande de plusieurs représentants de conseils syndicaux de résidences comprises entre le bas du cours Gambetta, l’avenue Malacrida et l’avenue Mauriat, les responsables du CIQ de Cuques-St Jérôme ont contacté les responsables des pompiers. Il semble que ces derniers en aient tenu compte, dans la mesure où leurs contraintes de sécurité le leur permettent.
Il devait y avoir une démarche similaire avec les représentants de la police.
Mais, sur un sujet tel que celui-là, nos représentants de nos CIQ Cuques-St- Jérôme et Cézanne-Vallée de la Torse ne peuvent-ils pas intervenir ensemble auprès des responsables concernés ?
Dernière remarque ; au sein de la métropole Aix Marseille Provence, il existe un Réseau permanent de mesure acoustique dans le cadre de l’Observatoire Métropolitain de l’Environnement Sonore.
Il semble que, sur la ville d’Aix, il y ait actuellement un capteur situé sur le boulevard du Roi René où circulent « seulement » 13 254 véhicules par jour.
N’est-il pas possible de demander que ces mesures aient lieu sur l’axe Gambetta-Malacrida-Mauriat ? Cela pourrait être un élément objectif pour l’examen de notre problème.
Cordialement
Bernard Ponsard
Bonjour, je confirme également ces horribles bruits de sirènes constants et incessants de l’aube à tard dans la nuit.
Avec ces fortes chaleurs et le fait de laisser les fenêtres ouvertes le soir et la nuit pour profiter d’un peu de fraîcheur, c’est boules Quies obligatoires pour réussir à trouver le sommeil.
Et cela fait remonter des angoisses de la période Covid où l’on entendait beaucoup de sirènes également.
Bonjour,
Je confirme également l’augmentation des nuisances sonores. Certaines ont lieu tous les jours à la même heure, 17H30, avec des voitures de police allant à vitesse excessive dans la descente de la rue des Déportés, obligeant les voitures à se décaler brutalement sur les trottoirs pour les laisser passer.
Des bruits sonores sont également constatés le matin tôt ou le soir tard, lorsque la circulation est fluide, voire sans véhicule, ne nécessitant pas la mise de sirène.
Merci pour ce relais de témoignage.
Résidence avec appartement traversant Traversz St Pierre et Cours Gambetta, ces nuisances si tôt sont infernales en olus de la vitesse excessive du Cours Gambetta de tous les conducteurs mettant e en danger les piétons au quotidien !!! Réponse de la Mairie: » il y a des zones encore plus accidentogenes ». Nous sommes plusieurs à demander un radar sonore et vitesse ( comme à la sortie de Palette au Tholonet), plus de transformer les passages piétons/ peintures effaçables en dos d’ane de toute la largeur du Cours Gambetta, panneaux limitation de vitesse à 30 km !!!!!
Bonjour,
Je confirme, habitant moi-même à la Tour Aygosi, à proximité du cours. Les nuisances sonores se sont effectivement amplifiées ces derniers mois, l’implémentation du SDIS et les procès à hauts risques n’ayant pas aidé.