Parc ou pas parc ? Le legs Constant

Mis à jour le 13 octobre 2019-

En 1989, Eugène Constant décède, léguant par testament un terrain d’environ un hectare situé rue Pierre de Coubertin. A deux conditions expresses : que le bien soit à usage collectif avec espaces verts, jardin, jeux d’enfants et maison de gardien, et que le nom de ce parc contienne le nom de ses parents (Constant). A ce jour, malgré les promesses écrites des municipalités successives, le projet est au point mort: le terrain est actuellement utilisé par les services des parcs et jardins pour y stocker du matériel, la maison est occupée par un gardien, l’accès est interdit « à toute personne étrangère au service » (cf photo ci-dessous)… On est bien loin des dispositions testamentaires et près de trente ans ont passé !
Le 9 octobre 2019 a eu lieu une rencontre inter CIQ sur le terrain afin de prendre contact et coordonner nos actions au sujet de ce terrain Constant, situé sur le périmètre du CIQ St Pierre Carcassonne – qui a récemment pris un nouvel essor avec la création de leur tout nouveau site internet. Voici le compte-rendu de cette réunion:

2019-10-09 CR réunion CIQ St Pierre-Torse Jardin Constant du 9 octobre 2019

Mis à jour le 8 août 2019-

La Provence du 8 août 2019 vient compléter notre article du 23 juin, ci-dessous.


Article du 23 juin 2019-

« J’impose comme condition de ce legs que cet immeuble bâti et non bâti soit affecté essentiellement à l’aménagement d’espaces verts, jardin, terrain de jeux pour enfants et maison de gardien ; Voulant ainsi perpétuer la mémoire de mes parents ; Et consacrer cet immeuble à seul usage collectif. Je demande instamment à la Ville d’Aix en Provence, lorsque elle en sera pleine propriétaire, de donner à ce futur parc une appellation dans laquelle figurera le nom de mes parents. »

Cette condition extraite d’un testament de 1982 concerne un beau terrain de près d’un hectare situé rue Pierre de Coubertin, et n’a toujours pas été finalisée depuis le décès du testateur en 1989. 30 ans plus tard, malgré les engagements des municipalités successives, ce fameux parc n’est toujours pas ouvert au public.

Ce n’est apparemment pas faute de bonne volonté au départ – en voici pour preuve quelques extraits de diverses correspondances de l’époque:

21 janvier 1997 – La municipalité Picheral écrit: « La suite des aménagements est prévue sur trois exercices, à savoir 1998, 1999 et 2000. Ce parc devrait donc sauf imprévu être ouvert au public au début de l’année 2001. »

27 juillet 1999 – La même municipalité confirme que le « parc Constant (…) sera essentiellement réservé à l’implantation d’aires ludiques », que « une première tranche de travaux a été réalisée », et que « cet aménagement sera poursuivi dans le courant de l’année prochaine et des suivantes, ainsi, à terme, la Ville aura respecté les conditions de ce legs. »

Puis la municipalité actuelle écrivait, à la suite d’une relance du 6 octobre 2004, que « la ville a jusqu’à présent tenté de remplir ses obligations dans plusieurs domaines. La maison du gardien, en premier lieu, a été restaurée et occupée par un gardien, ainsi que par l’ensemble des équipes opérant sur le secteur Est de la ville. En ce qui concerne plus particulièrement la création d’un jardin public, la direction des Espaces Verts a déjà procédé à de nombreuses plantations ordonnées d’arbres, devant déterminer la structure générale du jardin à venir. Pour l’ouverture au public de ce futur jardin, (…) la Municipalité doit, en 2005, mettre tout en oeuvre pour que des propositions définitives sur ce projet soient soumises au Conseil Municipal. Les vœux du donateur seront donc totalement réalisés prochainement. »

Tout dépend ce qu’on entend par « prochainement » sans doute… Car pour le moment le parc demandé par le testateur ne semble pas prêt à ouvrir au public, en témoigne la plaque qui orne son entrée (cf photo). Cette condition testamentaire serait-elle tombée aux oubliettes ? Quand bien même, le testateur avait tout prévu: il ajoute que, « Si par impossible la Ville d’Aix en Provence ne pouvait donner une suite favorable à la réalisation de ce projet, ladite propriété sera de ce fait vendue aux enchères », et que l’objet de la vente devrait alors être reversé à une association.

A suivre…

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