Une tortue d’Hermann en vadrouille pendant la canicule

La tortue d’Hermann est une tortue terrestre, nommée en l’honneur du naturaliste et médecin français  Jean Hermann (1738-1800). L’espérance de vie de ces tortues dans la nature avoisinerait les quarante ans. C’est une espèce protégée.

Elle est présente  dans le Var principalement mais on peut aussi l’apercevoir dans les Bouches du Rhône. Au voisinage de la Carrière du Marbre Noir, elle a trouvé refuge notamment dans quelques jardins où elle s’enterre ou se dissimule sous des feuilles une grande partie du temps. On ne peut exclure aussi la présence de tortues d’élevage redevenues sauvages. En période de canicule, cette tortue parcourt de longues distances pour aller boire. C’est l’occasion de la croiser. Pendant le trajet, elle peut faire une pause en se cachant dans l’herbe ou sous une voiture. Donc attention de ne pas l’écraser en chemin.

Il existe probablement d’autres endroits dans le quartier où une tortue d’Hermann peut être observée. Si vous avez la chance d’en abriter une dans votre jardin ou de croiser un spécimen au cours d’une balade dans un parc ou promenade, n’hésitez pas à nous le signaler par une photo.

Parmi les prédateurs, en particulier le sanglier, la fouine, le renard, le blaireau, le rat et le chien. Ce dernier considère la tortue comme un os à ronger ou un jouet. Le chien est une menace pour la tortue dont la carapace n’est pas à l’épreuve de ses crocs. La tortue pond des œufs dans le sol, appréciés surtout par les sangliers et les rats.

Sur la photo, la tortue aperçue vadrouiller au voisinage du chemin du Marbre Noir, broute un pied de pissenlit humide. Sa carapace fait environ une vingtaine de cm de long.

Tortue d’Hermann sur un parking, chemin du Marbre Noir, pendant la canicule. Elle se désaltère avec une maigre feuille de pissenlit poussant dans un recoin humide

Une tortue de compagnie ?

Il est interdit de ramasser une tortue d’Hermann dans la nature. C’est considéré comme du braconnage. Mais on peut en adopter une en passant par un établissement spécialisé, autorisé à vendre des tortues d’élevage. Tous les renseignements sont donnés ICI

A Paris, autour des années 1960, on trouvait encore des tortues d’Hermann vivantes en vente chez le poissonnier. Ces tortues étaient-elles destinées à la préparation d’une soupe ou à devenir tortues de compagnie ?. Au début du XXieme siècle, certaines tortues étaient consommées dans les grandes réceptions. En 1914, lors de la visite du roi George V, un bouillon de tortue verte (tortue marine), célèbre recette du chef Escoffier, avait été servi au souverain anglais.

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